Charles Frédéric Georges GOGUEL, Maire de 1886 à 1896

C’est le vingt et unième Maire d’Eaubonne. Il succède à Gaston Carle.

Premier maire protestant d’Eaubonne (si on fait exception de Cocqueteaux), Charles Goguel apparaît pour la première fois dans notre commune en 1868 comme le nouveau propriétaire du Château du Bon Accueil, situé entre les deux pavillons de garde de l’architecte Ledoux rue du Dr Peyrot (château démoli pour vétusté en 2000 et remplacé par un bâtiment presque identique). Il l’achète à un autre représentant d’une grande famille protestante, Joseph-Henri Davilliers, Régent, comme lui, de la Banque de France. En cette deuxième moitié du XIX siècle, les grandes familles protestantes s’installent à Eaubonne, souvent sur les conseils d’autres familles déjà en place. La plupart sont des familles de banquiers genevois venus à Paris cherchant un lieu de villégiature où elles peuvent se retrouver entre elles. Leur zone géographique de prédilection est la route n° 7 (avenue de Paris) à Eaubonne et à Soisy. Ainsi nous y trouvons les Davilliers, Mirabaud, de Billy, Dollfus, Boissonnas, Schlumberger, Mieg…. sans oublier les de Visme et Nief, familles qui ont donné deux autres maires protestants à Eaubonne (voir plus loin).

En 1880, Charles Goguel est marié à Hortense Calame (autre famille protestante venant de Suisse). Ils quittent le château du Bon Accueil pour l’Hôtel de Mézières suite à l’échange que fait Charles avec Auguste Lippmann, autre banquier parisien, qui l’avait acquis l’année précédente. Le couple Goguel / Calame aura trois enfants, tous nés à Eaubonne. Charles est élu deux fois de suite par le conseil municipal pour servir de maire à Eaubonne, une première fois le 16 mai 1886 (adjoint Théodore Sulpice Mandart), une deuxième en 1891 (adjoint Otto Baetgede l’Institution des Enfants Arriérés). Il décédera lors d’un séjour à Trouville-sur-Mer en 1901, sa veuve terminera ses jours à Eaubonne en 1912. L’année suivante l’Hôtel de Mézières et son « Parc Goguel », comme on disait à l’époque, seront rachetés par la société Bernheim Frères qui y percera les voies que nous connaissons aujourd’hui. Charles Marret (voir plus loin) achètera l’Hôtel de Mézières (qui prend définitivement ce nom en 1913) et en fait un don à la ville qui y installera la mairie. Le Parc Goguel sera loti par Bernheim Frères qui le divisent et le mettent en vente dès 1914 sous l’appellation de « Grand lotissement du parc boisé du château d’Eaubonne. »