Il est le dix-septième Maire Eaubonne.

Dernier enfant survivant d’une famille Eaubonnaise ayant occupé le Petit-Château d’Eaubonne depuis 1858. Edmond est nommé Maire d’Eaubonne le 6 septembre 1865, succédant à Auguste Magne pour un mandat de six ans. Fondateur du journal quotidien « Le Gaulois », journaliste, écrivain et critique musicale, Edmond voit le jour en 1838 au domicile parisien de ses parents : Denis Tarbé des Sablons, militaire de carrière, et Louise Andryane de la Chapelle, compositrice et traductrice d’italien. Des 5 enfants de ce couple, seuls Edmond et son frère Eugène survivent au-delà de l’adolescence. Les Archives de notre Ville ont conservé les délibérations du conseil municipal de la première année de sa mandature, cependant les registres suivants (mars 1866 – 1871) ont disparu lors de l’occupation d’Eaubonne par les troupes prussiennes pendant la guerre de 1870 – 1871.

En tout cas, au début de sa mandature, il réunit le conseil environ une fois par mois pour traiter des finances de la ville et des problèmes de voirie et surtout du salaire de l’instituteur. Fin 1865 il était aussi beaucoup question d’un tableau que M. Magne avait commandé à l’artiste Marquerie (« peintre d’histoire à Paris ») pour la somme de 1 000 Francs pour remplacer le tableau de Maître d’Autel de l’église Sainte-Marie détruit par une incendie le 9 avril précédent. Il devait être fier de sa charge publique, en tout cas il en parle souvent. Maxime Rude, dans ses « Confidences d’un journaliste » dit de lui (pages 291-292) « [qu’il] ne perdait aucune occasion de le faire savoir. Quand on discutait autour de la table de rédaction [du journal « Le Gaulois »] quelque question administrative, il fallait entendre de quel ton il disait ‘Moi, Monsieur, dans ma Commune…’ ». C’est pendant son mandat que notre ville fut occupée par des troupes prussiennes. Edmond fuit à Bruxelles, amenant avec lui la rédaction du « Gaulois », qu’il réinstallera ensuite à Versailles pendant la Commune de Paris.
Louis-Charles HENNOCQUE, lui succède à la mairie en 1871.
En 1868 il fonde la Lyre Amicale d’Eaubonne (appelée d’abord la Fanfare d’Eaubonne). Le chef d’orchestre était Monsieur Migette.
En 1886, c’est-à-dire l’année où il abandonne le Petit-Château et se replie chez sa mère à Paris, il confie la direction de la Fanfare à Monsieur Loys. Edmond et sa femme Mélanie connaissent une fin tragique : ils sont asphyxiés par un poêle à charbon défectueux dans la nuit du 14 décembre 1900 à leur domicile parisien.

Une rue d’Eaubonne porte le nom de la famille Tarbé des Sablons, mais c’est pour honorer les œuvres charitables de sa mère, notamment une école privée pour jeunes filles dans cette rue (école/pensionnat de la Sainte-Enfance, devenue l’école Sainte-Marguerite).