Gaston Eugène Hippolyte CARLE, Maire de 1884 à 1886

Il est le vingtième Maire d’Eaubonne. Il succède à Henri-Eugène Cocqueteaux.

Gaston Carle a une longue carrière dans l’enseignement, le journalisme et la vie politique. Fils du directeur de l’école supérieure de Laon et d’une maîtresse de pension, Gaston naît à Laon en 1843. Licencié ès sciences des facultés de médecine et des sciences de Paris, il commence dans l’enseignement, comme professeur au Lycée de Vanves puis inspecteur impérial de l’instruction, de 1862 à 1866. En même temps il collabore aux journaux d’opposition et participe à la lutte de la jeunesse républicaine contre le régime impérial. Un article paru dans « Le Peuple » de Jules Vallès lui vaut un séjour de plusieurs mois en prison. Pendant la guerre Franco-Prussienne, il s’engage dans le 20ème Régiment d’Infanterie en Ligne et devient officier en 1872. Après sa démission, il écrit dans plusieurs journaux, et fonde le « Bulletin des Conseils Municipaux ». Le 13 décembre 1876, il est nommé Sous-Préfet de Lectoure (Gers), mais est destitué 6 mois plus tard. Il s’établit ensuite à Rennes où il fonde « Le Petit Breton », un journal pour soutenir les candidatures républicaines dans ce département. La nouvelle Chambre des Députés de 1877 le choisit comme Secrétaire de la grande commission d’enquête parlementaire sur les élections de cette même année. Fin 1877, il entre au « Temps » comme secrétaire de rédaction, puis fonde, en mai 1879, le journal « La Paix – Grand Journal Républicain quotidien » , qu’il dirige pendant dix ans.

Image: collection privée Ph. Dague, DR

Le 18 mai 1884, suite aux élections municipales du 4 mai, il est élu maire d’Eaubonne par le conseil municipal de la commune avec comme adjoint Magloire Leveau, mais abandonne son mandat (lettre de démission le 7 février, démission actée par le Conseil Municipal le 14 février suivant) en 1886 car il est élu conseiller municipal de Paris pour le quartier du Val-de-Grâce. La démission de Gaston Carle et de Magloire Leveau entraîne des élections partielles. En août 1889, il est nommé Préfet du Cher jusqu’en 1892, puis Préfet de la Vaucluse jusqu’en 1896. En 1885, il est élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. Il meurt le 22 décembre 1902 à son domicile parisien, 1 rue Guichard dans le 16ème Arrondissement, à l’âge de 59 ans. Il laisse son épouse, Louise Chemet et trois enfants, dont le dernier est né à Eaubonne en 1886.