puis de 1905 à 1908.

Artiste graveur connu, Jules Huyot est le fils d’Étienne Huyot, graveur et imprimeur lui aussi. Son implantation à Eaubonne n’est pas le fruit du hasard : il rencontre une jeune Eaubonnaise de 18 ans, Marie Louise Antoinette Labolle, fille de Louis Nicolas Labolle et de Madeleine Toudy, qu’il épouse à Eaubonne le 26 septembre 1868, à l’âge de 27 ans.
Tout en gardant à Paris une maison et son atelier rue Saint-Placide, il achète vers 1860 une grande propriété dans le Parc Neuf dont une partie appartenait déjà en propre à la famille Labolle. Avec son épouse, il fait reconstruire une maison et lui ajoute des annexes. Cette « villa Huyot » est toujours visible au 18bis rue George-V, à Eaubonne . Elle jouxte le « chalet d’un artiste » que Jules Huyot fait construire vers 1895 pour un de ses fils Albert, artiste peintre. Il s’investit d’une manière importante dans la vie sociale et politique eaubonnaise, au point d’en devenir un édile au parcours peu banal : conseiller municipal de 1881 à 1898, maire de 1898 à 1904, conseiller municipal en 1904, à nouveau maire de 1905 à 1908 et une dernière fois conseiller municipal de 1908 à 1912. Soit en tout 31 ans de mandat.
Il perd son épouse en 1892. Ensuite il entretient une relation avec Marie Petitqueue de Paris, avec qui il aura en 1896 une fille naturelle, Yvonne Juliette Petitqueue, Il la reconnaîtra en 1906 et légitimera par son mariage avec Marie en 1907. Après son décès en 1921, sa veuve vend la propriété et déménage avec le dernier fils Robert à Enghien. En 1950, Robert amène sa mère Marie aux États-Unis où il est devenu un directeur d’un grand hôtel à New-York. Tous les descendants Huyot habitent toujours ce pays. Jules Huyot est enterré à côté de sa première femme au cimetière d’Eaubonne.