
Ce sont ses activités dans la Résistance qui valent à Léon Béaslay d’être nommé chef du Comité de Libération d’Eaubonne, puis élu maire Radical Socialiste de la ville après la Libération. Il naît Léon Louis Lecomte le 4 août 1894, mais la mort de son père le rend orphelin à l’âge d’un an. Sa mère se remarie en 1901 avec Émile-Louis Béaslay, qui adopte Léon-Louis et son frère, et leur donne son nom. Ancien combattant de la guerre de 1914-1918, Président fondateur de l’Association des Anciens Prisonniers de Guerre des cantons de Montmorency et de Taverny. Il fait ses classes en 1914, au recrutement de la Seine, n°1031, et est mobilisé dans le 76ème Régiment d’Infanterie en tant que soldat. Il est fait prisonnier le 22 août 1914 à Longwy et incarcéré dans le camp d’Ohrdruf. En décembre 1915, il est dans le camp de Quedlinburg, en février 1918 il est transféré dans le camp de Zerbst. Il est rapatrié le 2 janvier 1919. (voir le site http://prisonniers.camp-de-quedlinburg.fr/beaslay.html)
Membre du Réseau de résistants du Musée de l’Homme dès 1941, le réseau de Germaine Tillon, comme « agent de liaison et agent d’une chaîne d’évasion de prisonniers », il aide le frère du Général Leclerc à s’évader. Il devient Chef local de « Ceux de la Résistance » (C.D.L.R.). Il est arrêté et interné à Fresnes au secret absolu sous l’occupation pour espionnage du 5 juillet au 26 août 1941. Il prend la présidence du Comité de Libération d’Eaubonne qui contrôle la ville à la Libération en 1944. Pour l’ensemble de ces faits de résistance, il est décoré de la Médaille Militaire – Croix de Guerre avec palmes (J.O. du 20 mai 1959).
Après la guerre, il vit modestement, exerçant les métiers d’agent commercial, de comptable et, pour finir, de chauffeur de taxi. Il finit ses jours en 1964 dans son pavillon rue Carnot à Eaubonne et repose dans le cimetière d’Eaubonne.