Le nom du terroir d’Eaubonne est mentionné pour la première fois dans une charte du roi Dagobert du 1er août 635, signée à Clichy, qui donne à l’abbaye de Saint-Denis son domaine d’Aquaputa : « Donamus ad monasterium sancti dionysii … villam quae vocatur Aquaputa, sita in pago parisiaco ».
Aqua puta (en un ou deux mots) est en effet le premier nom latin donné au village, ou plutôt à la villa, terme qui désigne une grande propriété agricole. L’adjectif putus (au féminin puta) signifie très pur. Mais il est proche formellement de l’antonyme putridus (« gâté, pourri, corrompu »), susceptible de renvoyer le lecteur aux marais bourbeux et nauséabonds qui bordent à l’époque l’est du territoire. Aussi, à partir de l’an 1180, les actes juridiques dont nous disposons préfèrent-ils appeler le village Aqua bona. Les premières traductions françaises donnent, vers 1300, l’orthographe Yaue-bonne, qui deviendra par la suite Eaubonne, en un seul mot.
Durant toute la période antérieure à la Révolution française, le village reste faiblement peuplé : 12 habitants en 1470, 75 communiants en 1672, 26 feux (soit environ 110 habitants) en 1709, et 42 feux (soit environ 200 habitants) en 1759. Eaubonne reste pendant toute cette période un des villages les moins peuplés de la Vallée de Montmorency.