
Paul Nief voit le jour à Genève en 1870 où ses parents se sont installés pour être près de la famille de sa mère, Élise Geiser. Côté paternel, ils sont tisserands et texiers en toile de père en fils en Bourgogne. La famille vient à Paris à la fin du XIXème siècle, et s’installe dans le 18ème, rue Doudeauville. Paul passe ses premières années dans ce quartier, et c’est là où il rencontre sa future épouse, Élise Beauvois. Ils se marient en 1893. Quelques année après, Paul et Élise déménagent à Eaubonne, où Paul fait construire une maison dans le quartier de l’Alliance. Leurs deux filles, Suzanne et Marcelle, y sont nées.
Il fonde en 1905 une association « L’Avenir de Saint-Gratien et d’Eaubonne », une société coopérative d’habitations à bon marché, qui se propose d’améliorer le logement populaire et d’atténuer la crise du logement en permettant aux sociétaires d’acquérir leur habitation à tempérament. Le siège de cette association, rue Danièle-Casanova, devient pendant la Grande Guerre l’hôpital auxiliaire n° 128. En 1912, il devient Président de la Fédération nationale des sociétés coopératives des habitations à bon marché ; il est aussi fondateur et Président de la société de crédit immobilier de l’arrondissement de Pontoise.
C’est en tant qu’architecte expert qu’il est connu à Eaubonne pour avoir fait construire plus de 180 pavillons dans le style « meulière ». Il est aussi l’architecte communal d’Eaubonne, de Saint-Gratien et de Deuil-la-Barre. C’est à ce titre qu’il édifie la nouvelle mairie de SaintGratien en 1906, et plus tard l’école Paul-Bert et l’hôpital Edmond-Roux en 1936.
Délibération du 17/05/1925 : Procès verbal de l’installation du conseil municipal et de l’élection du Maire et des adjoints – Est élu Maire (SFIO) : Paul NIEF. Sont élus adjoints : Anatole FROISSARD, Emmanuel FARAILL, Albert PELLETIER, Maurice MAGNANT.
Il est réélu maire le 17 mai 1929 (premier adjoint Anatole FROISSART). Pendant son mandat il fait acquérir par la ville un terrain du Parc Goguel pour y construire un nouveau marché couvert. Pendant l’occupation allemande, il retourne vivre à Paris, où il décède en 1943. Son corps est rapatrié à Eaubonne où il est enterré.