« Si l’on attend encore, il faudra se demander s’il convient de laisser périr à la fois tous les souvenirs de notre histoire, tous les monuments créés par nos ancêtres, tous les édifices qui attestent le genre et la splendeur des siècles passés. Quelques-uns les verront disparaître d’un œil indifférent et diront qu’on peut prier Dieu aussi bien dans un grande hangar que dans une cathédrale gothique, et que, pourvu que nous avons des canaux et des chemins de fer, il importe peu que tous les ouvrages d’art périssent, mais j’ai trop bonne opinion de notre pays pour croire qu’il se résigne aussi froidement à l’abandon d’une grande partie de sa gloire. Il est encore temps pour prévenir la ruine universelle. » Prosper Mérimée
Les idées lancées par P. Mérimée en 1840 furent reprises par Théodore Reinach, rapporteur de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques.
En 1840 la liste comptait 1090 monuments, en 1914, 4800.
Au 1er janvier 2025 il y a 45 223 immeubles protégés au titre des monuments historiques, 14 333 classés et 30 890 inscrits.
Il existe en effet deux protections au titre des monuments historiques afin d’assurer la conservation, la restauration et la mise en valeur d’un immeuble ou d’un objet mobilier: un premier niveau de protection qui est l’inscription et un deuxième niveau plus élevé qui est le classement.
Le monument inscrit bénéficie d’un niveau de protection moins contraignant que pour un classement: les biens concernés présentent un intérêt patrimonial réel mais pas exceptionnel, souvent régional. Les travaux les concernant nécessitent une déclaration préalable mais avec un contrôle plus léger, souvent par l’architecte des Bâtiments de France.
Le classement concerne les biens ayant un intérêt majeur national, historique, artistique ou architectural : toute intervention ou modification sur cet immeuble ou cet objet mobilier nécessite alors une autorisation de l’Etat. Ce sont des contraintes fortes mais des aides financières publiques peuvent être importantes.
A Eaubonne il y a un monument inscrit et trois monuments classés :
- les Pavillons de garde (2) inscrits le 11/7/1942
- le Petit Château inscrit le 11/7/1942 puis le classé le 27/6/1967
- l’Hôtel de Mézières classé le 2/6/1976
- le Château de la Chesnaye classé le 21/3/1979