
Le territoire d’Eaubonne est traversé par l’antique chaussée Jules César qui, venant de Lugdunum (Lyon), allait ensuite de Lutecia (Paris) à Rotomagus (Rouen) puis à Juliobona (Lillebonne) et Honfleur, au bord de la Manche, mais rien n’indique qu’il ait été habité à l’époque gallo-romaine. Jusqu’à nos jours, les recherches archéologiques d’époque gallo-romaine sur le tracé de cette voie romaine se limitent à une seule découverte fortuite, mais d’importance, faite vers 1930. Il s’agit d’une statuette en bronze figurant un Jupiter imberbe tenant de la main droite une patère et de la main gauche le foudre, place habituelle de l’aigle. Le type est assez proche de celui, bien plus fréquent, d’Hercule. Jupiter porte le foudre du même bras et selon la même pose qu’Hercule porte l’égide.
Par contre, les découvertes gallo-romaines ont été beaucoup plus fructueuses dans la commune voisine d’Eaubonne, à Ermont, traversée par la même voie romaine. Mentionnée sur la Table de Peutiger et par l’Itinéraire d’Antonin, cette voie antique, appelée aussi chemin ferré, bornait un grand nombre de paroisses. Venant de Lutecia par Catulliacum (Saint-Denis), elle passait par Enghien (chemin du Digne-Chien), après les marais de Soisy, Eaubonne (sentier des Callais). Avant Pontoise, elle traversait les sites antiques d’Ermont et de Taverny, le bois de Beauchamp, puis frôlait le cimetière gaulois de Pierrelaye, arrivait à Saint-Ouen-l’Aumône, en face de l’abbaye Saint-Martin de Pontoise où l’on devait franchir l’Oise sur un gué pour rejoindre Briva Isarae (Pontoise). La chaussée Jules César était dallée dans les agglomérations, comme l’ont montré les sondages archéologiques à Taverny ou à Pierrelaye. Les fouilles archéologiques récentes, en Vexin Français, ont daté son utilisation entre le premier quart du Ier siècle et le IIIe siècle de notre ère.
Pour approfondir le sujet voir l’article tres complet : La chaussée Jules-César, une route vers l’Océan