
Le 8 novembre 2024, Françoise Pietrzak et Nicole Alix ont reçu le docteur Anna Tüskés, professeur d’université hongroise (Pécs), spécialiste des relations littéraires entre la France et la Hongrie au XXe siècle. À ce titre, elle effectue des recherches sur Andor (André) Adorján (1883, Szombathely, Hongrie – 1966, Eaubonne, France), écrivain, traducteur et journaliste hongrois, ayant vécu pendant près de quarante ans à Eaubonne, de 1929 à 1966, au château du Clos de l’Olive jusqu’à 1955, qui abrite aujourd’hui le Conservatoire de musique. Il a ensuite fait construire une maison dans le parc du château, devenue le commissariat d’Eaubonne, rue Jeanne Robillon, démolie pour l’élévation d’une résidence. Il est enterré au cimetière ancien d’Eaubonne.

Mme Anna Tüskés désirait visiter le château : merci à M. Pierre-Christophe Brilloit, qui a délégué son équipe administrative pour nous accueillir.
Nous avons pu visiter tout le château, du sous-sol, où nous avons retrouvé la cuisine, jusqu’au dernier étage, qui montre encore de superbes poutres.
Nous avons ensuite accompagné Anna à l’hôtel de Mézières où Stéphanie Perrin, chef du service archives et documentation à la mairie d’Eaubonne, a pu nous présenter l’exposition « Eaubonne libérée 80ème anniversaire ».
Puis, nous avions rendez-vous avec Élise Viguier, directrice de l’action culturelle, afin que Mme Tüskés lui remette une lettre du maire de Szombathely, ville natale d’Andor Adorján, adressée à Mme la maire d’Eaubonne.

Le dernier rendez-vous de la journée était avec le petit-fils de Mme Simonne Gosselin, née Baud, qui était la nièce de Gabrielle, femme d’Andor Adorján, et qui a vécu tout le temps au château et dans la maison avec eux. Franck Gosselin avait de nombreuses informations, des souvenirs et des photos à partager avec nous. Il a également dans sa famille des documents qui vont pouvoir compléter « l’enquête » menée par Anna Tüskés.

Le professeur Tüskés a émis le souhait que le souvenir d’Andor Adorján soit mieux connu des Eaubonnais, pourquoi pas par exemple par un panneau de mémoire qui serait apposé dans l’entrée du château du Clos de l’Olive ?
De toutes ces rencontres et ces recherches, une découverte intéressante a été faite, grâce à Élise Viguier : les photos anciennes du Clos de l’Olive, du temps des Adorján, montraient qu’une magnifique statue de style antique en marbre (?) de Déméter (?) était dans le jardin de la propriété. Cette statue est aujourd’hui conservée dans les serres de la ville ! Pourrait-on la remettre dans le jardin du château du Clos de l’Olive ?

Le 16 octobre 2024, Anna était venue pour la première fois à Eaubonne. C’était alors Jacques Rioland et Françoise Pietrzak qui l’avaient reçue pour l’emmener voir le château où Andor Adorján avait vécu de 1920 à 1966. Une deuxième visite plus approfondie s’était avérée indispensable.
La matinée du 16 octobre s’était terminée avec l’identification de la tombe des Adorján au cimetière ancien d’Eaubonne.
Pour en savoir plus, consultez « La France est mon sort et ma destinée », l’œuvre de l’écrivain, journaliste et traducteur André Adorján par Anna Tüskés, extrait disponible en français sur le lien suivant : https://link.springer.com/article/10.1007/s11059-024-00775-4